Alors que les chèques énergie commencent à arriver pour les bénéficiaires éligibles et que la trêve hivernale a commencé, le médiateur national de l’énergie a publié son baromètre annuel énergie-info 2025. Il en ressort que la précarité énergétique est en hausse dans beaucoup de foyers français métropolitains.
L’enquête, réalisée auprès de 2 000 foyers, indique que 36 % des foyers ont des difficultés pour payer leurs factures d’énergie. Ce chiffre est identique pour les bénéficiaires du chèque-énergie.
Encore plus préoccupant et inquiétant, 59 % des bénéficiaires du chèque énergie ont souffert du froid dans leur logement l’hiver passé et sur l’ensemble des ménages sollicités, le pourcentage est de 35 %.
Le médiateur national de l’énergie, M. Challan Belval, renouvelle son appel pour instaurer un droit à une alimentation minimale en électricité tout au long de l’année et pas seulement lors de la trêve hivernale. En effet, les coupures d’électricité sont interdites du 1er novembre au 31 mars de l’année suivante en cas d’impayés. Or l’électricité doit être considérée comme un produit de première nécessité et non comme un « produit de luxe ».
Autre tendance qui se dégage de cette enquête : les gestes pour réduire la consommation énergétique ne sont pas pratiqués par souci environnemental mais plus par souci financier.
Les Français qui disposent d’un contrat « heures creuses/heures pleines » ne connaissent pas toujours les horaires où ils pourraient bénéficier des heures creuses.
Il est prévu que les 8 heures creuses quotidiennes soient réparties en deux périodes : une de 5 heures pendant la nuit et une en journée sur un créneau de 3 heures. Ce changement doit se faire entre le 1er novembre 2025 et fin 2027 avec un courrier envoyé à chaque foyer concerné du fournisseur d’électricité 6 mois avant cette mise en place.
Le démarchage commercial est toujours d’actualité mais il devrait cesser en 2026 avec l’interdiction du démarchage téléphonique dès le 11 août 2026 s’il n’y a pas de consentement préalable du demandeur.